Avec ce portrait d’un jeune éthiopien, dessiné d’après une photo de Jimmy Nelson, plongez au cœur de l’Afrique et découvrez la tribu indigène Banna. Un portrait aux couleurs chaudes, percutant et stylisé !

Portrait dessin d’un jeune homme éthiopien avec son fusil

La photo d’un éthiopien de la tribu Banna prise par Jimmy Nelson

Le dessin de ce jeune éthiopien a été réalisé d’après une photo de Jimmy Nelson. Le photographe britannique a voyagé à travers le monde, sur les cinq continents, dans le but de photographier les dernières tribus indigènes. En immortalisant ces peuples parfois en marge de la société moderne, il tente de conserver une trace de leur histoire. Jimmy Nelson a une approche très douce et naturelle de ses modèles : il prend le temps de passer plusieurs jours avec eux afin de mieux comprendre leurs cultures et leurs traditions.
Intitulée « Before they pass away » (« Avant qu’ils s’éteignent »), sa série de clichés anthropologiques a été prise avec un appareil photo vieux de plus d’un demi-siècle ! Elle est aujourd’hui un précieux témoignage d’un héritage menacé de disparaître…
Le jeune homme appartient à la tribu Banna. Implanté dans la vallée de l’Omo, autour de Key Afar, ce peuple compte environ 45 000 individus. Il pratique l’agriculture et complète ses besoins alimentaires par la chasse.

Le dessin percutant d’un jeune homme dans son costume traditionnel

Ce dessin représente un jeune d’une vingtaine d’années, paré de son costume traditionnel. Il arbore fièrement un fusil d’assaut, signe de son courage et de sa nature guerrière. Son apparence est très soignée. Il porte sur sa tête un bandeau de perles rouges, noires et blanches, parure traditionnelle des hommes Banna, des colliers de perles autour du coup et un bracelet à son bras. Détail surprenant : ses cheveux crépus sont plaqués sur son crâne par des barrettes ! Son torse est nu et ses joues sont couvertes de marques blanches. En effet lors des fêtes rituelles, hommes et femmes Banna recouvrent leurs corps de craie blanche et de peintures à l’argile ou à la chaux. Le garçon est assis, comme le suggère son bras droit reposant sur son genou. Il nous regarde impassible et ne sourit pas. L’image est percutante : le regard noir du jeune homme, le contraste entre le calme qu’il affiche et l’arme de guerre qu’il porte à son épaule…

Un dessin d’africain stylisé et tout en contraste

J’ai choisi pour ce dessin un style crayonné, un peu comme celui d’une bande dessinée. Je l’ai réalisé à la sanguine, au crayon sépia, à la craie blanche et crayon de couleur noir. J’ai noirci les zones d’ombres pour instaurer un contraste fort avec les zones de lumière laissées nues. Cela permet également de mettre en valeur les couleurs chaudes et saturées du dessin. Pour conserver une unité et une harmonie, j’ai limité les couleurs, toujours dans les tons bruns et ocre. Les contrastes très marqués durcissent le visage lisse et tout en courbes du jeune africain et donne un style graphique au dessin. J’ai atténué sur les épaules l’aspect crayonné en estompant pour suggérer la peau veloutée et satinée du jeune homme. À l’inverse j’ai volontairement hachuré certaines zones comme l’avant bras, le torse, les joues et le front pour donner un côté plus brut. Cet effet de lacérations participe à la virilité du portrait.