Un nouvelle réalisation dans ma collection de visages du monde : le portrait dessin sombre et mystérieux d’un jeune tahitien Maori à la couronne de feuilles, d’après une photo de François Nars. Laissez-vous charmer par le charisme de ce jeune danseur et percez les mystères du Ori tahiti, la danse traditionnelle tahitienne !

Portrait dessin d’un jeune tahitien Maori à la couronne

Un portrait d‘après la photo d’un jeune tahitien Maori par François Nars

Le dessin portrait que je vous présente dans cet article a été réalisé à partir de la photo d’un jeune tahitien prise par François Nars, célèbre artiste-maquilleur et photographe français. Installé à Tahiti en Polynésie française où il possède une île, l’artiste a photographié plusieurs portraits d’autochtones qu’il a réunis dans son livre « Feary Lands : Tahiti ». Inspiré par les photos de mode et poussé par une recherche de l’esthétique parfaite des visages, il nous livre des clichés d’une beauté déconcertante, presque irréelle. Sa vision de la photographie n’est pas pour autant artificielle. Par le biais du maquillage et de la mise en scène, le photographe cherche avant tout à sublimer la beauté réelle de ses modèles.

Le dessin d‘un jeune homme tahitien coiffé d’une couronne de feuilles

Quand on parle de Tahiti, on a tous en tête l’image de danseurs et danseuses vêtus de jupes et de couronnes de feuilles et de fleurs, se déhanchant au rythme des percussions… En effet le Ori Tahiti (la danse tahitienne, appelée aussi « tamure ») est une composante essentielle de la culture Maori. Elle se danse généralement avec des costumes végétaux, ‘ahu more plus communément appelé more, constitués de jupes en fibres végétales et de couronnes. Le jeune homme tahitien qui est ici dessiné arbore fièrement sur sa tête une couronne de feuilles de pandanus qu’on appelle « Hei Pae’ore ». La danse traditionnelle tahitienne a plusieurs significations. Premièrement, elle traduit la relation forte, quasi charnelle, entre l’Homme et la nature. Elle a également une fonction de mémoire : c’est un moyen pour chaque individu de se souvenir de ses racines culturelles. Le Ori tahiti a une symbolique sacrée, il s’inspire de la mythologie tahitienne mais il raconte tout aussi bien les sentiments de la vie quotidienne.
Sur ce dessin, le jeune homme est représenté quasiment de profil, le buste nu et seulement coiffé de cette fameuse couronne végétale. Son regard dur, marqué par les rides autour de ses yeux plissés, semble scruter le lointain. Avec sa musculature développé et la rudesse de ses traits, il ressemble à un guerrier partant au combat. Son visage fier et sa coiffe signe d’un grand chef indien lui donne une contenance, un panache qui impose le respect.

Un dessin sombre et mystérieux, au crayon et à l’aquarelle

J’ai voulu conserver l’atmosphère sombre et mystérieuse que dégageait la photo de François Nars. Pour donner un fort contraste entre le fond et le personnage, j’ai utilisé pour l’arrière-plan un crayon gras (2B) tandis que les parties du visages et du corps dans la lumière ont été dessinées au crayon sec (2H) pour plus de finesse dans les détails. La photo était en sépia mais j’ai voulu la dessiner en noir et blanc pour donner au portrait plus de dureté et de contraste. En effet, le noir du fond fait ressortir le corps musclé du Maori et lui donne une carrure encore plus imposante. Il met également en valeur son visage et la lumière qui le baigne.